Cette semaine j’ai l’immense bonheur de pouvoir rentrer chez moi, je dis bien l’immense bonheur car cela faisait bien longtemps qu’une mission n’avait pas été aussi éprouvante; la dernière fois que c’était le cas c’était en Chine en 2004. Si cette mission a été si dure c’est principalement a cause de la différence de culture entre moi et le client ce qui se traduit par une façon différence de faire son travail.
J’ai très vite remarqué a mon arrivée ici que pour les gens rien n’est important, c’est très agréable au quotidien car les gens sont toujours détendu mais cela peut être vite très frustrant quand il s’agit d’organiser une activité en vue de la conclure a une date précise. A chaque fois que je demandais quelque chose, j’ai du apprendre a toujours spécifier une contrainte de temps pour ne pas avoir à attendre indéfiniment. Même avec cette contrainte de temps faire une petite vérification de l’état d’avancement n’est pas un luxe. Que ce soit pour des demandes simples ou compliquées il n’est jamais arrivé que j’obtienne ce que je demande immédiatement. J’ai parfois l’impression qu’une fois que j’ai le dos tourné la personne oublie tout ce que je viens de dire, j’ai d’ailleurs la confirmation quand j’arrive au bureau de la dite personne et qu’elle bondit de son bureau pour se diriger vers la ou il devrait être s’il occupait de mon affaire des qu’elle lève les yeux sur moi. Dans beaucoup de cas j’ai droit a mon arrivée a: « désolé désolé » (je m’en occupe tout de suite car j’avais oublié) et la personne reprends son activité (surfer sur internet) des que j’ai fait demi tour. S’énerver ne sert car personne ne comprends pourquoi je peux m’énerver, l’important pour eux est que j’obtienne ce que j’ai demandé peu importe quand. J’aurais du mal à expliquer aux gens que je ne veux pas rester toute ma vie sur leur île juste parce qu’ils sont incapables de respecter le moindre délai. Malgré tout le boulot que j’avais, j’ai donc du m’organiser de façon a surveiller l’état d’avancement de ce que j’avais demandé. J’allais vérifier le matin en arrivant au boulot, juste avant la pause de midi ou juste après et à 16h juste avant que tout le monde disparaisse. Je sais ça semble beaucoup mais croyez moi ça n’était même pas suffisant dans pas mal de cas.
Le client a été habitué dans les projets précédents a ce que ma société s’occupe d’absolument tout du début jusqu'à la fin et reparte lorsque tout est en place. Sur ce projet ci comme il s’agit d’une extension, le client se doit de participer à la mise en place des nouveaux services. Le problème est qu’il a pris de mauvaises habitudes et qu’il va être très dur de lui en faire changer. Du coup lorsque je demande quelque chose ça se passe à peu près comme ceci: - Ah bon tu ne t’en occupes pas? - Non ça n’est pas du tout mon domaine je n’y connais rien. - Oui mes d’habitudes c’est ta boite qui s’en occupe. - C’est bien mais la il n’y a personne a par tes gars pour le faire et d’ailleurs c’est leur boulot. - Ah ben je vais voir ce que l’on peut faire. - Euh... Il ne faut pas voir ce que vous pouvez faire, il faut le faire sinon ça ne marchera jamais. - D’accord, tu as besoin de ça pour quand? - Pour maintenant. En disant maintenant je sais très bien que je n’obtiendrais rien le jour même, ici le travail s’arrête a 16h15 et les journées sont donc très courtes, en demandant quelque chose pour le jour même j’ai peut-être une chance de l’obtenir 2 jours plus tard. Il y a une variante si je demande qu’un câble soit mis entre 2 machines: - Est-ce que tu as du câble pour le faire - Vous n’avez pas de câble? - Il faut que l’on regarde En fait ils ont du câble mais il faut le chercher c’est donc plus simple de me demander d’abord si j’en ai.
A plusieurs reprise quand le client avait du mal a me fournir quelque chose que j’avais demandé, la personne a qui je l’avais demandé venait me voir et me disait quelque chose du genre: « on va faire de notre mieux et sinon ta société nous donnera un coup main ». J’avais toujours envie de répondre: « je ne vois pas en quoi ma société va pouvoir vous donner un coup de main pour que cela, ça n’est pas notre travail ». J’ai l’impression que ce client dépend totalement de nous et que dès qu’ils ont l’impression qu’ils ne pourront pas gérer quelque chose c’est a nous de le faire. Du coup ils se sont effectivement beaucoup reposés sur moi pour gérer les problèmes qu’ils ont rencontré depuis que je suis la. J’aurais pu leur dire de se débrouiller tout seul mais si je voulais repartir d’ici il fallait que je prenne les choses en main. Lorsque je reprends les choses en main, la rigolade est fini est tu as intérêt a filer droit si tu ne veux pas que je te jette par une fenêtre, certaines personnes ont du rester au boulot jusqu'à 20h parce que je voulais qu’ils finissent ce qu’ils avaient à faire avant de rentrer chez eux. Certes je ne me fais pas des amis mais mettez vous a ma place: cela fait 2 mois que vous n’avez pas vu votre femme, le projet sur lequel vous travaillez n’avance pas et vous n’y êtes pour rien, le seul moyen de vous en sortir est de pousser les gens afin qu’ils fassent ce qu’ils sont censé faire et qu’ils ne font pas pour des raisons que vous ne comprenez pas. Je suis certains que chaque personne de ma société qui est venu au Kiribati avant moi a été confronté a cette situation ou il a du s’occuper de choses pas du tout de son ressort pour être sur de pouvoir rapidement rentrer chez lui.
Pendant mon séjour, j’ai finalement compris pourquoi les choses n’avançaient pas quand je demandais quelque chose: ils ont tellement pris l’habitude que ma société s’occupe de tout qu’ils ne savent tout simplement pas comment ce qu’ils ont acheté marche. Tous les étrangers que j’ai rencontré sur cette île sont d’accord avec moi, 15 jours est la période maximale que l’on peut rester sur cette île. J’ai tellement de chance!
Hier était un jour important pour Kiribati car le président de Taiwan est arrivé pour une visite officielle. Tout avait été préparé a l’hôtel Otin Taai pour bien accueillir la délégation taïwanaise: l’opérateur local a travaillé tout le week-end afin d’installer des bornes WI-FI couvrant tout l’hôtel et il a réservé un lien satellite de 1Mega pour que tout se petit monde puisse se connecter a internet (lors de leur précédent voyage il y avait eu des plaintes que la connexion internet était de mauvaise qualité).
Malheureusement mes collègues qui dormaient a Otin Taai n’était pas taïwanais et on leur a demandé de partir bien qu’ils aient une réservation pour une nuit supplémentaire. Ils ont donc eu le plaisir de devoir se trouver un hôtel sur l’ile à la dernière minute le jour d’une visite officielle. L’un d’entre eux a finalement été hébergé chez les missionnaires du Sacré Coeur et l’autre a trouvé une chambre dans une maison vide de l’île; pas la peine de vous dire lequel des deux a le mieux dormi.
Ce qui était très drôle hier est que le pays avait décidé d’être propre pour le président de Taiwan. Il y avait donc des gens avec des balais qui nettoyaient les abords de la route. Avant que le convoi n’arrive je suis allé faire un petit tour pour faire quelques photos et en marchant je suis tombé sur une petite fosse contenant des déchets: au lieu d’emporter les détritus a la décharge les gens avaient préféré les enterrer! Il est vrai que c’est beaucoup plus rapide, je n’y aurais même pas pensé. La population de Tarawa a fait pour le président de Taiwan quelque chose qu’elle ne fait même pas pour elle même, je doute que le président s’en soit rendu compte.
C’est la ou je suis allé ce samedi pour tester ma théorie: il faut aller dans une zone inhabitée de l’ile pour trouver une plage propre. Comme ici il n’y a qu’une seule route il est aisé de ne pas se perdre, avec un collègue nous avons donc pris un minibus et nous sommes allés jusqu'à la fin de la route. Lorsque les bus font demi-tour il faut marcher ou monter a l’arrière de n’importe quel véhicule d’accord pour vous prendre et vous arriverez finalement la ou la mer et le lagon communiquent.
C’est a cet endroit que nous avons trouvé une superbe plage, comme la marée était encore basse il y avait facilement 20 mètres d’étendue sableuse entre l’eau et le début de la végétation. C’était un vrai bonheur. Il fallait bien aller dans une partie de l’île ou il n’y a pas ou peu d’habitants pour trouver une plage bien propre et celle-ci se trouve à Abatao. Si vous avez envie de profiter de ce petit endroit très agréable vous pouvez passer le week-end au Tabon Te Keeke, c’est un petit hôtel qui possède 2 chambres sur pilotis. Vous pourrez donc vous reposer dans cet endroit très calme bercé par le bruit de l’eau allongé sur un transat ou protégé par la moustiquaire. Dans le cas ou il se mettrait à pleuvoir ou faire beaucoup de vent, ces chambres ont des battants amovibles qui vous protégeront.
Nous n’avons pas pu profiter de la plage ni de l’eau malheureusement pour nous car il pleuvait presque tout le temps. De plus le temps d’arriver sur place la marée commençait déjà à monter et la traversée de la passe dans le sens du retour a été beaucoup plus dure surtout parce qu’il fallait marcher contre le courant. Entre la pluie et le courant nous sommes arrivés totalement trempés de l’autre côté de la passe et nous n’avions aucune envie de marcher sous la pluie pour aller rejoindre l’endroit ou se trouve les bus. Heureusement pour nous un bus totalement défoncé a surgit de nulle part et allait dans notre direction, il ne possédait même plus de porte coulissante sur le coté mais nous étions trop content de ne pas avoir à marcher sous la pluie pour faire les difficiles. Grâce a se bus nous avons pu nous sécher en attendant de monter dans un bus en bon état.
Sur le chemin du retour nous avons croise pleins de policier et de personnes se rendant a l’aéroport. Le pays organisait une répétition de l’arrivée du président de Taiwan le lundi. Taiwan a beaucoup de rapport économique avec Kiribati, le pays possède des zones d’élevages de poisson et achète des zones d’exploitations poissonnières. J’ai vu l’escorte qui était prévue pour le président ça ne rigole pas, par contre vu le nombre de trou qu’il y a sur l’unique route de l’île je ne sais pas comment tout ce petit convois va réussir à rouler a la vitesse prévue. De plus vu la qualité des hôtels de Tarawa, je ne sais vraiment pas ou le président va dormir...
C’est en ce moment la saison des pluies au Kiribati et il arrive souvent le week-end que la pluie tombe presque sans interruption. Ici l’eau est une ressource très importante et la population s’est donc organisée pour gérer le peu d’eau disponible au mieux.
La récupération des eaux de pluie est une chose vitale dans ce genre d’île, la probabilité de trouver des nappes phréatiques dans le sous sol étant extrêmement faible il est important de récupérer le plus d’eau possible pour les besoins de chacun. J’ai appris cette semaine que le pays possède 4 usines de désalinisation d’eau de mer, la personne qui vend et entretient la technologie loge dans le même hôtel que le mien. Il m’a expliqué que les iles de Kiribati possèdent quelques petites nappes phréatiques mais qui ne fournissent pas assez d’eau pour les besoins de tous du coup les usines permettent de fournir une quantité non négligeable d’eau potable. L’eau douce que ses usines produisent couplée aux eaux de pluie récupérées par chaque maison permet à chacun de ne pas manquer d’eau.
Lorsque vous baladez vous ne pouvez pas rater ces énormes citernes en plastique qui se trouvent en dessous de l’évacuation des gouttières pour récupérer un maximum d’eau. La population utilise en priorité l’eau de pluie vu que c’est une ressource gratuite, sans ces citernes le pays aurait sûrement besoin de beaucoup plus d’usines de désalinisation.
La semaine dernière j’ai quitté l’hôtel Otin Taai pour le Fema Lodge, il se trouve beaucoup plus proche du boulot et je n’ai plus à me taper les trajets de 30 minutes sur une route pourave. Au Fema Lodge j’habite dans un appartement de 4 chambres ou l’on partage la salle de bain, la cuisine et le salon. C’est un vrai bonheur de pouvoir prendre un petit déjeuner digne de ce nom le matin et pour ceux qui ont la flemme de faire la cuisine l’hôtel propose quelques plats.
Ce week-end afin d’aller faire des courses je suis allé avec mon collègue faire un tour dans les rares magasins de notre coin. Comme les activités sont limitées sur l’île une petite ballade à pied est toujours bienvenue, ça permet de voir ou et comment les gens vivent ce qui est très intéressant. En chemin j’ai remarqué qu’il y avait souvent de toutes petites maisons dans les jardins, en regardant avec plus d’attention je me suis rendu compte que c’étaient en fait des tombes. Il semble qu’ici on enterre sa famille sur le terrain familiale. Il y a bien un cimetière sur l’île mais je pense que c’est plus une coutume locale de mettre ces parents en terre la ou ils ont vécu toute leur vie. Je n’ai pas vraiment été étonné car lorsque j’étais en Polynésie Française j’ai aussi observé la même chose sur l’île de Raivavae. Il est possible que ce soit quelque chose de commun aux iles du pacifique, en tout cas je trouve vraiment bien d’avoir sa famille proche de soit en permanence. Ça ne serait pas possible en France mais j’aime l’idée, ici c’est possible car les familles vivent toujours sur la même terre.
Les gens sont vraiment très chaleureux, en chemin on nous fait des signes, on nous dit bonjour. Nous sommes sortis dans l’idée d’acheter du steak haché afin de faire des spaghettis bolognaises seulement nous avons oublié que l’on ne trouve pas tout ce que l’on veut sur cette île. Lorsque nous sommes arrivés au magasin nous avons trouvé des morceaux de bœuf congelé ainsi que pleins de sachets de cuisses de poulet congelées mais pas de steak haché. Nous sommes allés dans un autre magasin et celui la avait 4 congélateurs remplis de cuisses de poulet! Nous sommes donc repartis avec un sachet de cuisse ainsi que du chou, deux ingrédients évidemment beaucoup consommés sur l’île. J’avais espéré trouver du fromage mais je n’ai pas eu ce bonheur, heureusement mon séjour ici arrive à sa fin et je vais pouvoir a nouveau manger ce qui m’a tant manqué.
Depuis que je suis ici je ne suis allé à la plage qu’une seule fois bien qu’il n’y ait absolument rien d’autre a faire pourtant. La raison est assez simple, il est très difficile de trouver une plage propre sur cette île. J’ai du aller sur une dizaine de plage avant d’en trouver une qui ne soit pas trop sale; il n’y a pas si longtemps cette plage n’était pas trop loin de notre hôtel mais maintenant il faut 35 minutes pour y aller alors je vais essayer d’en trouver une autre plus proche.
Quand on entend parler de Kiribati on se demande ou ca se trouve puis lorsque l’on sait que ca se trouve dans le pacifique on imagine tout de suite un paradis et bien on ne pourrait jamais autant se tromper. Cet endroit est un des endroits les plus sales que j’ai vu de ma vie! Je suis dans un endroit ou chaque personne qui un déchet le jette dans la rue, je ne m’en étais pas rendu compte au début car je passais la plupart de mon temps à regarder les gens. Les Kiribatiens sont très friands de glaces faites d’eau mélangée a du sirop, ces glaces sont dans des petits sacs en plastiques on mord un bout et on suce la glace et on trouve donc ces petits sacs partout le long de la route. Les nouilles chinoises sont aussi très populaires ici mais avec une petite variante, on ne les mange pas dans un bol avec de l’eau chaude mais sèches directement dans le sachet comme des chips et évidemment les sachets se retrouvent sur le sol.
Il faut être honnête il n’y a de poubelles nulle part et je n’ai pas vu de ramassage de des ordures. Pour vous débarrasser de vos ordures vous avez 2 choix: soit vous amenez vous détritus dans une des décharges de l’île qui sont tellement proches de la mer que des que celle-ci monte un peu trop elle emporte des choses avec elle dans le lagon; soit vous avez un espace sur votre terrain voire un baril ou vous mettez toute vos déchets pour les bruler plus tard. Il n’y a pas d’éducation a la gestion des déchets sur l’île ce qui est pourtant crucial dans ce genre d’endroit, chaque personne fait donc comme bon lui semble. Presque chaque famille a des cochons, ils servent aussi à se débarrasser des déchets; certains sont en cage et d’autres en liberté. Est-ce que vous auriez des cochons dans votre jardin pour vous débarrasser de vos déchets ?
Pour en revenir a l’état des plages, il faut savoir que dans les iles du pacifique les habitants ont souvent pris l’habitude de jeter leurs déchets a la mer pensant qu’ils coulaient au fond de l’eau vu que l’on ne pouvait plus les voir. Dans la majeure partie des cas ce qui est jeté est emporté par les courants pour être déposé plus loin mais ça n’est pas le problème de celui qui a jeté, on se retrouve donc avec des plages couvertes de produits en plastique, en métal d’origines diverses et variées. Tarawa est un atoll il y a donc un lagon intérieur et un lagon extérieur dans les deux cas chaque chose jetée a l’eau retrouvera la terre ferme.
Le week-end les familles viennent sur les bords de mer et font un pique nique, comme elles passent la journée entière sur place elles apportent tout ce dont elles ont besoin pour manquer de rien. En fin de journée quand tout le monde est reparti il reste les preuves de leur passage. Pour trouver une plage vraiment propre, il faut aller sur les iles qui ne sont pas habitées. La photo en bas représente la même plage qu’au dessus, vous pouvez maintenant voir à quoi la plage ressemble vraiment quand on change d’angle et que la ceinture de déchet apparaît.
Hier soir j’ai fait la cuisine dans le restaurant ou je déjeune tous les jours comme je l’avais promis aux serveuses. On m’avait conseillé de faire un bœuf bourguignon pour bien représenter la France mais en tout la préparation prend plus de 2 heures et j’ai beaucoup de travail. Pour faire simple et pratique j’ai choisi un plat qui n’est pas trop dur à réaliser et surtout qui contient un ingrédient que les gens d’ici consomment en quantité le riz; j’ai fait un risotto.
Format Familiale: 3 plats en un
J’arrivais donc a 18h pour débuter la préparation, a cette heure la il n’y a plus beaucoup de client et mes activités ne dérangeraient pas le bon fonctionnement du restaurant. Je ne suis pas un bon cuisinier, ma femme fait la cuisine 99% du temps non pas parce que je suis macho mais tout simplement parce pour pouvoir voyager avec moi, elle ne travaille pas. Lorsque je fais la cuisine, j’utilise un excellent logiciel appelé leçon de cuisine sur ma Nintendo DS qui me guide pas a pas. C’est grâce a ce logiciel que j’ai fait mon premier risotto, mon premier bœuf bourguignon, mes premières lasagnes... Cette fois pas besoin de DS vu que c’était la deuxième fois que j’allais faire ce plat. J’ai donc énuméré les ingrédients dont nous aurions besoin pour le plat: - 1 oignon: OK - 1l d’eau: Eau de pluie OK - Du beurre: OK - Du parmesan: NOK il n’y a pas de fromage sur cette île - Des champignons: NOK pas de champignon cette semaine Normalement il faut un peu de vin blanc mais on ne trouve pas de vin sur l’île par contre c’est plus embêtant pour les champignons car ils sont censés donner le gout au bouillon dans lequel le riz va cuire. Heureusement il y avait de la sauce de soja au champignon pour remplacer sinon le risotto aurait eu un gout de riz.
Pendant la préparation les filles étaient très attentives a toutes mes explications, a certains moments elles se disputaient même pour être celle qui allait remuer ou couper quelque chose. Il faisait une chaleur d’enfer dans la cuisine, dans ce genre d’endroit la seule aération vient de la fenêtre et de la porte. J’ai appris un peu de vocabulaire local que je vais essayer de ne pas oublier car la prononciation ici est assez différente. Ils ne prononcent pas du tout les R comme nous et les L sont presque inaudibles dans les mots. Je leur ai expliqué que j’aurais bien voulu leur montrer un plat français mais que ça prendrait trop de temps, elles avaient l’air motivé pour cuisiner pendant des heures. Avec les journées de boulot que j’ai en ce moment je n’aurais pas eu la force de cuisiner un truc trop compliqué.
Le moment de gouter est arrivé. Le risotto n’était pas parfait surtout à cause du manque de parmesan et des champignons mais l’alternative avait quand même pas mal de gout. Si elles me redemandent de faire la cuisine il va falloir que je trouve un plat avec des ingrédients facile a trouver sur l’île. En tout cas c’était bon (Kang Kang).
Maintenant que nous avons changé d'hôtel nous sommes obligés de nous taper le menu unique (1 entrée, 3 plats principaux, 1 dessert) qui nous est imposé dans le restaurant: les plats ne sont pas très bons et c'est cher. L’hôtel Otin Taai est perdu au milieu de nulle part, pas moyen de trouver un autre restaurant dans le coin. Heureusement nous avons découvert que le restaurant ou nous mangeons tous les midis est ouvert jusqu'a huit heure et fait des plats à emporter. Le soir avant que le chauffeur nous ramène à l'hôtel nous allons donc chercher le diner que nous dégusterons dans notre chambre. Jeudi dernier comme je ne voulais pas manger un plat frit (presque tous les plats sont frits ici) j'ai demandé que l'on bouille le poulet plutôt que de le frire.
La serveuse a tout d'abord dit que ce n'était pas possible ce qui m'a fait bien rire mais elle ne m'avait pas compris. J'ai donc expliqué ce que je voulais à une serveuse qui comprend bien l'anglais. Elle a été étonnée du coup je lui ai dit que je pouvais lui montrer si elle ne savait pas comment faire. Et me voila dans la cuisine en train de lui dire comment procéder. Comme tous les plats du restaurant sont frits il n’y avait pas de casserole, uniquement des poêles et des woks. J’ai donc attrapé un wok et l’ai mis sur le bruleur, elle prit de l’eau dans un sceau au sol pour la verser dans le wok mais je l’ai arrêté pour lui demander d’où venait l’eau. C’était de l’eau de pluie ce qui est très courant ici, je lui ai dit d’en verser de façon a ce que le wok soit rempli a moitie puis ai ajouté de rajouter les cuisses de poulet quand l’eau était bien chaude. C'était un vrai spectacle pour les autres serveuses et leur copines qui passaient par la a ce moment la. On avait vraiment l’impression que les filles n'avaient jamais vu quelque chose bouillir avant. Quand les cuisses de poulets étaient prêts, elles les ont emballé pour que je puisse les transporter facilement dans un Tupperware avec du riz pour accompagner et une petite cuillère. En partant je les ai remercié pour le poulet bouilli mon poulet et celle qui comprends bien l’anglais m'a répondu qu'elle me remerciait car maintenant elle savait bouillir du poulet.
Dans ce restaurant Il bien faire attention aux termes que l’on utilise lorsque l’on demande quelque chose. Par exemple si je demande des frites, je vais demander des french fries et je vais me retrouver avec du fried rice (riz frit) parce que j’aurais du dire chips. Deux tranches de pain (2 slice of bread) pour eux ça veut dire 2 sandwiches et tu te retrouves donc avec un sandwich au beurre et un autre au chou. Vendredi quand nous sommes venu chercher notre repas du soir, une des serveuses m’a demandé si je venais la semaine prochaine parce qu’elle voulait que je lui apprenne un plat à cuisiner. On va voir comment je peux transformer le menu du restaurant histoire qu’il y ait plus de choix.
Aujourd’hui je voulais vous raconter pourquoi je suis allé une seule fois a la plage depuis que je suis la mais ça attendra car hier après midi mon collègue et moi nous sommes fait virer de notre hôtel. Ça faisait maintenant 1 mois que j’étais la et je devais y rester au minimum un mois de plus mais il semble qu’ici avoir une réservation ne veut rien dire.
Mon collègue a été contacté dans la matinée par l’hôtel et on lui a annoncé que nous devions quitter la chambre avant midi. Après avoir discuté avec la fille, il est venu me voir et m’a demander de lui expliquer que la société pour qui nous travaillons avait réservé les chambres pour la durée de notre séjour. J’ai dit à la demoiselle que je ne bougerais pas de la chambre car elle avait été réservée pour 2 mois et que celle de mon collègue était réservée pour un mois. J’ai cru qu’elle avait compris mais deux heures plus tard elle rappela et nous annonça que l’un de nous pouvait rester jusqu'à jeudi mais que l’autre devait partir tout de suite. Nous nous sommes donc rendu a l’hôtel pour discuter de vive voix et tout ce qu’ils pouvaient nous dire c’était: désooooollllléééééé mais vous devez partir. J’ai appelé quelqu’un de haut placer dans la société et lui ai demandé de régler notre problème. Nous l’avons attendu un certains temps et quand il est finalement arrivé il a simplement dit qu’il y avait eu un problème de communication entre eux et l’hôtel lors de la réservation. Nous nous attendions a ce qu’il arrive et qu’ils les obligent à nous laisser dans les chambre, on a bien été déçu. La personne qui a fait la réservation était comme par hasard en vacances le jour du problème et avait éteints son téléphone portable. Nous avons donc du déménager. Je suis resté dans cet hôtel pendant un mois et pendant tout ce temps ils n’ont pas pu me prévenir que je devais partir le 16 février, c’est fort!
Il y a très peu d’hôtels sur l’ile, celui ou nous étions était pratique parce qu’il se trouve a 5 minutes a pieds du boulot. Il avait aussi un restaurant ouvert le soir ce qui est très rare surtout qu’il y a aussi peu de restaurant sur l’île. Il était aussi juste a côté du stade ou je joue au volley-ball chaque jour. Je trouve d’habitude un bon côté aux mauvaises situations dans lesquels je peux me trouver mais cette fois ci je n’ai rien trouvé. Nous sommes maintenant dans un hôtel à 30 minutes de voiture du travail, le trajet devrait être normalement de 10 minutes mais la route a tellement de trous que l’on ne peut pas conduire très vite: c’est un peu comme les montagnes russes sans la vitesse. Le nouvel hôtel est bien sur plus cher que l’ancien et ne fournit pas de meilleur service. Je veux continuer de jouer au volley-ball il va falloir que je m’organise bien mais avec la tonne de boulot que j’ai en ce moment (je vous expliquerais ça dans une semaine ou deux) ça ne va pas être gagné. On a finalement perdu une demi journée de travail juste par ce que les gens de l’hôtel sont trop stupides pour nous prévenir. Il semble que j’ai un problème avec les hôtels ces derniers temps, vous ne trouvez pas? J’aime cet endroit, j’aime cet endroit, j’aime cet endroit... Si je le répète assez de fois ça devient vrai!
Vendredi dernier j’ai découvert les soirées dansantes de Bairiki. J’ai rejoint mes partenaires de volley-ball dans le maneaba ou ils passent la majeure de leur temps libre. Il y avait de la musique et plein de gens âgés entre 8 ans et 30 ans étaient assis sur le sol; encore une fois j’étais le plus vieux de l’assemblée. Lorsque je suis arrivé comme très peu de gens me connaissaient j’ai du me présenter devant tout le monde; quelqu’un traduisait ce que je disais en anglais. Bonjour je m’appelle, je viens de France, j’habite en ce moment a Mary’s Motel juste a côté d’ici, je dois rester ici 2 mois et je suis content d’être la. On m’a ensuite demandé mon âge, ce que je fais sur l’île et mon numéro de chambre (je n’ai pas répondu à la dernière question).
Après les présentations je me suis assis, les plus jeunes étaient vraiment fascinés et beaucoup sont venus s’asseoir à côté de moi pour pouvoir m’observer de plus près. Au début je n’ai pas très bien compris pourquoi le DJ ne laissaient jamais les chansons en entier, il les coupait des fois après 30 secondes ou 1 minute; c’était assez bizarre. On m’a expliqué que le concept de la soirée est que chacun paye pour avoir la chanson qu’il veut et la chanson est plus ou moins longue en fonction de la somme. C’est un concept bien étrange mais c’est leur façon de faire. Au lieu de se retrouver dans une ambiance de boite de nuit, on est plutôt dans une ambiance familiale car même les enfants payent pour leur chanson et n’hésitent pas à danser.
La majeure partie des gens payent 10 cents et dansent donc sur un extrait très court d’une chanson. Lorsque l’on choisit on peut décider si la chanson est pour tout le monde ou pour soit et un/une partenaire. Ici on ne danse jamais tout seul, on doit toujours aller chercher un/une partenaire pour danser que ce soit lors d’une chanson personnelle ou pour tout le monde. J’ai été invité à danser et j’ai bien fait rigoler tout le monde car bien sur je ne danse pas du tout comme le standard local. A la fin de la danse on remercie son partenaire avec un geste spécifique: les 2 mains partent du buste et s’écartent comme pour ouvrir une fenêtre. C’est aussi ce geste qui est utilisé pour designer son/sa partenaire, normalement la personne sollicitée n’a pas le droit de refuser.
Je suis retourné dans ma chambre d’hôtel pour mettre quelques chansons que j’aime beaucoup sur une clef USB afin de me faire un peu plaisir sur la piste. La première danse que j’ai choisi était personnelle, je me suis donc retrouvé seul avec ma partenaire à danser sous les yeux de tous. Un peu plus tard j’ai choisi des chansons pour que tout le monde danse et a chaque fois j’ai du payer 50 cents pour être sur d’avoir une chanson a peu près en entier. Les enfants adorent danser, c’est un vrai plaisir de les voir s’amuser sur la piste. La soirée fini à minuit avec trois chansons ensuite tout le monde va se coucher. Dans cette soirée, on ne boit pas d’alcool, l’idée de faire payer la chanson est un peu spéciale pour moi qui adore danser mais ça n’empêche pas du tout de passer une bonne soirée.
Ca fait maintenant une semaine que je joue au volley ball après le boulot, c’est un de mes sports préférés. Ici on joue pieds nus sur un terrain en ciment, je peux vous dire que les débuts ont été difficiles. Les sensations sont totalement différentes et il n’y a pas le petit coussin protecteur que procure la chaussure lorsque l’on retombe après un saut. Je fais attention a ne pas me faire mal, il y a 2 ans un collègue s’est blessé le talon d’Achille en jouant au basketball et je l’ai remplacé a Tahiti.
Tous les soirs une vingtaine de jeunes se retrouvent sur ce terrain pour jouer, on joue a 3 contre 3 ou 4 contre 4 en fonction du monde. Je ne sais toujours pas quel score il faut faire pour gagner vu que très peu parlent anglais. Ils jouent jusqu’au début de la tombée de la nuit puis c’est concours de smashs. Cette semaine ils m’ont invite à venir avec eux après le volley, ils passent la soirée dans une des nombreuses constructions que l’on trouve partout dans l’île: c’est un grand terrain ouvert mais couvert par un toit très bas. Ils les appellent maneaba et m’ont expliqué que c’est la qu’ils passent la lui après avoir diné, ils préfèrent rester entre eux car ils s’ennuient chez eux. Ces espèces d’abris sont utilisés par tout ceux qui en ont envie et il y a souvent des réunions le week-end. Cette semaine je leur ai appris à jouer au Uno, c’est excellent de se retrouver a plus de 10 pour faire une partie. Ce soir je dois les retrouver pour aller danser, ça risque d’être drôle.
Tout à l’heure la fille de mon collègue Toroko est passée faire un coucou à son père au bureau. Elle est l’ainée des 7 enfants et elle profite à fond de ces vacances avant la reprise la semaine prochaine. Je lui ai demandé si elle aimait l’école et elle n’a pas répondu tant qu’elle n’était pas sur que son père n’allait pas entendre la réponse. En même temps quel enfant de son âge aime l’école?
La semaine dernière j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Gaelle et Henry, deux touristes de Wallis et Futuna en visite sur l’île. Grâce a eux j’ai découvert que Wallis et Futuna est une collectivité d’outre-mer française, il semble que je sois encore pire en géographie que je ne le pensais.
Ce sympathique couple était bloqué sur l’ile car il y avait un trou dans la piste d’atterrissage de Tarawa et aucun avion ne pouvait atterrir tant qu’elle n’était pas réparée. Le problème est qu’il n’y a déjà pas beaucoup de vols entre Fiji et Tarawa (2 par semaine) mais il y a encore moins de vols être Fiji et Wallis (1 par semaine). De Plus Air Kiribati qui gère la piste interdisait les atterrissages, les avions d’Air Pacific ne pouvaient pas venir sur l’ile et le couple devait attraper un vol d’Air Câlin à Fiji; qui étaient responsable de quoi dans cette affaire? Tant qu’ils étaient bloqués sur Tarawa, Air Kiribati prenait en charge leur hôtel mais une fois arrivée a Fiji, est ce qu’Air Pacific allaient payer leur hôtel le temps qu’ils attendent leur vol pour Wallis? Comme Air Kiribati ne dessert que les iles de Kiribati, il n’y a sûrement pas de bureau à Fiji a qui ils pouvaient aller demander des renseignements. Bien sur d’autres personnes étaient bloquées sur l’île mais comme moi elles étaient toutes en mission et n’avaient donc aucun de soucis à se faire en ce qui concernait la facture à régler.
Gaelle est une des 5 kinés de Wallis et Henry est professeur dans le collège agricole. Ancien agriculteur vendéen, il a beaucoup voyagé en Afrique en tant que coopérant et ils se sont rencontrés au Tchad ou elle travaillait avec une organisation non gouvernementale. Nous avons passé la semaine à raconter nos aventures dans les différents pays que nous avons visité, c’était très agréable de pouvoir comparer les expériences. Je ne leur ai pas demandé pourquoi après leurs voyages ils ont décidé de s’installer a Wallis, peut-être qu’après avoir vu le monde on a besoin d’être au calme. Je verrais si c’est une envie qui me prend une fois que j’arrêterais les voyages. La piste a été finalement réparée une semaine après avoir été abimée et ils ont pu partir pour Fiji ou attendre patiemment leur vol. Il faut être honnête: attendre un avion à Fiji c’est beaucoup plus agréable qu’attendre un avion au Kiribati.
Aujourd’hui alors que j’allais déjeuner j’ai remarqué une longue file d’attente devant le distributeur de billet de la seule banque de la ville. D’habitude il y a beaucoup de gens a l’intérieur de la banque mais très peu de monde a l’extérieur pour utiliser le distributeur mais aujourd'hui est un jour spéciale: c’est le jour de paie.
Comme très peu de commercent acceptent la carte de crédit, tout le monde se doit de passer a la banque pour récupérer ses sous pour faire ses achats; il doit il y avoir beaucoup de matelas bourrés d’argent sur cette île. Un peu plus loin s’était installé une vente de sucre, on pouvait acheter des sacs entiers qui devaient peser 10kg ou bien prendre des petites quantités. J’ai croisé des enfants qui poussaient une brouette avec un sac ou encore des gens qui transportaient un sac sur leur moto. De retour au boulot j’ai demandé a mes collègues Kiribatiens, ils m’ont expliqué que les gens aiment beaucoup les choses sucrées sur l’île et qu’ils mettent toujours un peu de sucre dans leur eau pour la boire. La vente de sucre se fait donc lorsque tout le monde a eu sa paye et peu se permettre de se faire un peu plaisir en achetant du sucre. Je me demande combien il y a de diabétiques sur l’île.
Il faut être honnête il n’y a absolument rien à faire ici, ça n’est pas pour rien que les gens marchent doucement. C’est amusant d’être dans un endroit ou c’est bien de ne rien faire, c’est un excellent contraste par rapport a chez moi ou ne rien faire est une insulte a tout ceux qui sont actifs.
Ce week-end j’ai fait une petite ballade entre Bairiki la ville ou se trouve mon hôtel et Beito, la ville à coté. Pour aller entre les 2 villes j’avais le choix entre marcher et prendre les petites navettes qui vont du nord au sud de l’île toute la journée mais comme je n’ai rien à faire je ne voyais pas vraiment l’intérêt d’arriver rapidement à ma destination. J’ai donc marché pendant près d’une heure trente pour arriver a Beito. En chemin je suis tombé sur des jeunes qui utilisaient le pont permettant de relier le lagon intérieur de Tarawa au lagon extérieur comme rampe de saut, j’ai assisté à de très jolis sauts. Comme vous pouvez le voir dessous il y a au moins 5 ou 6 mètres entre le haut du pont et l’eau, je pense que je vais tester avant de repartir.
Plus tard pendant ma ballade je suis passé à côté de l’école de police et surtout de la prison. Ça m’a fait rigoler de voir une prison car je dois admettre que pour moi d’une certaine façon les habitants de l’île sont en prison mais surtout je me demandais comment il pouvait il y avoir des criminels dans un endroit pareil. Je me suis rappelé que dans toutes les iles ou je suis allé la population avait un problème avec l’alcool, j’ai donc tiré la conclusion que les cellules servent au dégrisement de ceux qui ont abusé de l’alcool. J’ai d’ailleurs eu la confirmation aujourd’hui quand j’ai raconté mon week-end à mes collègues.
Après avoir beaucoup marché j’ai fait une halte dans un bar, lorsque je suis entré j’ai tout de suite remarqué qu’au lieu d’avoir des verres sur les tables il y avait des bassines. Le serveur m’a apporté a boire et je lui ai demandé ce qui se trouvait dans les bassines que tout le monde avait. Il a expliqué que c’était du kava, la boisson du pays; c’était une poudre mélangé à de l’eau qui faisait tourner la tête. Il m’a demandé si je voulais essayer mais j’ai décliné l’offre, je voulais être capable de rentrer a mon hôtel sans difficulté. J’ai ensuite appris que la boisson était tellement populaire que beaucoup de gens venaient boire entre 5 et 10 bassines tous les jours du coup le bar avait institué un happy-hour de 18h a 21h ou l’on pouvait boire du kava a volonté pour seulement 5$ australien au lieu des 3$ habituels pour le bol. Je vais peut-être essayer avant de partir...
A propos d’un endroit en observant les toilettes! Voici les toilettes de l’endroit ou je travail, j’y suis allé une seule fois et comme j’ai tellement dérangé les moucherons que je me suis promis de ne plus y mettre les pieds.
Heureusement il suffit de jeter un coup d’œil sur la photo ci dessous pour ce dire que ça n’est pas si grave et c’est vrai mais depuis que je suis ici j’ai la vive impression que ce petit paradis n’est pas ce qu’il parait. On va voir avec le temps si mon impression est bonne ou fausse.
Voici ce que j'ai ecrit pendant que j'etais a Los Angeles. Me voici à Los Angeles, il est 3h15 du matin à Paris et si je ne me trompe pas 18h15 ici. Je suis en train d'attendre patiemment l'heure d'embarquement de mon vol.
Lorsque je suis sorti de l'avion je me disais que bien que j'avais 6 heures à attendre je pouvais le faire dans le lounge Air France. Il y a internet, a boire et a manger donc je pourrais tranquillement patienter. Je suis allé chercher les tickets pour mon vol vers Fidji et celui vers Kiribati et je me suis rendu compte que Air Pacific la compagnie que je devais prendre ne se trouvait pas dans le même terminal que celui d'Air France. Au revoir le lounge Air France et bonjour la salle d'attente, déjà que je ne peux pas profiter des miles des vols Los Angeles-Nadi et Nadi-Tarawa je vais avoir le plaisir d'attendre dans le froid et le ventre vide. En général je profite de mon passage a Los Angeles pour déguster un bon whopper de Burger King car il n'y en a pas en France mais il n'y en pas dans l'autre terminal.
Après avoir fait mon check in et passé la douane je suis tombé sur un panneau indiquant la présence du lounge skyteam a l'étage supérieur. C'est la fête je ne vais peut être pas me faire chier finalement. Lorsque j'arrive devant la porte du lounge je vois qu'elle ne s'ouvre pas automatiquement. Une demoiselle derrière un bureau me regarde et me dit que le lounge n'ouvre pas avant 7h30, juste pour information mon vol embarque a 8h30. Comme elle voit que je suis embêté elle me demande si j'ai une carte prioritaire, Je lui sors ma carte platinum, elle y jette un coup d'œil et me redit que le lounge n'ouvre pas avant 7h30. Quel lounge n'est pas ouvert tant que l'aéroport est ouvert?
Je me trouve donc devant la porte ou sera appelé mon vol dans un peu moins de 5 heures, je me fais bien bien chier et j'essaye de ne pas utiliser mes appareils électroniques afin qu'ils aient encore de la batterie pour m'occuper pendant les 2 vols qu'il me reste à faire pour arriver a destination. Courage, j'arrive mardi a 3h du matin heure de Paris, ca fait un bon périple vu que je suis parti dimanche a 13h30!