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samedi 10 mars 2012

Vive Jersey


Au lieu de s’ennuyer à Jersey pourquoi ne pas aller faire un tour à Saint-Malo? C’est ce que je me dis depuis que je suis à Jersey. J’aurais bien voulu vous raconter à quel point j’ai adoré la ville et ces petites rues mais je vais parler d’autre chose.



J’aurais normalement du rentrer le dimanche en fin d’après midi mais en arrivant au terminal pour faire mon check-in j’ai appris que l’horaire du ferry avait été avancée à cause du temps. Voici la conversation que j’ai eu:
- Bonjour, je vais à Jersey.
- Le ferry est parti à 15 heures monsieur.
- Comment ça 15 heures, c’était à 17h30 normalement.
- Oui mais le départ a été avancé à cause du mauvais temps.
- Et vous ne prévenez pas les gens?
- Si mais on a pas réussi à vous joindre samedi.
- Vous avez quel numéro?
- +44xxxxxxxxxx
- C’est le bon numéro mais mon téléphone est mort c’est pour ça.
- On vous a envoyé un mail aussi.
- J’en doute, j’ai regardé un peu mes mails hier et je n’ai rien vu.
- Je vous assure que vous avez reçu un mail.
- Je peux utiliser un ordinateur pour me connecter à mon mail?
- Voila.
- Ah oui j’ai bien un mail de votre compagnie mais pourquoi l’avoir envoyer dimanche matin? 5 heures avant la nouvelle heure de départ ça ne laisse pas beaucoup de temps pour s’organiser si on est pas du coin.
- On envoie le mail uniquement lorsque nous n’arrivons pas à vous joindre par téléphone.
- Bah ça n’a pas de sens, qu’est ce que ça vous coûte d’envoyer un mail à tous les voyageurs? C’est gratuit un mail.
- ...
- Je suppose que ce genre de cas arrive souvent, qu’est ce qui est prévu?
- Euh rien du tout




- Mais je dois être au boulot demain matin.
- Vous pouvez prendre l’avion à Dinard demain matin, vous arriverez à Jersey à 13h.
- Je suppose qu’il n’y a rien plus tôt.
- Non.
- C’est votre compagnie qui paye le billet d’avion?
- Non c’est à votre charge.
- Et le ferry demain arrive à Jersey à quelle heure?
- 14h15 monsieur.
- Bref j’ai perdu une journée de boulot, merci beaucoup.
- ...
- Comment ça se passe vous me trouvez un hôtel pour cette nuit?
- Euh non c’est à vous de le faire
- Et vous me remboursez?
- Non c’est à votre charge.
- Je rate mon ferry à cause de vous et je dois payer l’hôtel, c’est fort ça.
- Vous n’étiez pas joignable nous n’y sommes pour rien.
- Je ne sais pas vous mais envoyer un mail 5 heures avant le départ alors que vous aviez l’information beaucoup plus tôt ça me semble un peu léger mais c’est peut-être moi.
- Vous voulez voir un responsable?
- Non pas la peine de me prendre la tête avec quelqu’un qui va me dire qu’il ne peut rien faire pour moi. Je vais me trouver un hôtel, je vous enverrais la facture par courrier et on s’amusera si vous essayez de ne pas la payer.
- OK bonne soirée
Je me suis trouvé un hôtel, suis retourné me balader dans les recoins de Saint-Malo et bien sur je suis allé manger une crêpe.



Le lendemain me voila de retour au terminal de ferry et je fais mon check in. Je me dirige ensuite vers la douane et je donne mon passeport. L’agent regarde mon passeport, le met dans la machine qui permet de lire les informations dessus, le ressort, le regarde à nouveau et le montre à son collègue.
- Avez-vous un autre papier d’identité, un permis de conduire par exemple?
- Non je ne conduis pas.
Il regarde à nouveau mon passeport.
- Je voyage avec ce passeport depuis 10 ans je vous assure qu’il est en règle.
- C’est bizarre l’ordinateur n’arrive pas à le lire.
- Ça arrive de temps en temps mais moi j’aimerais bien aller prendre mon ferry.
- Ok bon voyage.
- Merci.
Je récupère mon passeport et me dirige vers la salle d’attente mais avant que j’y arrive un gars se met devant moi et me montre la machine infrarouge. Aucun autre voyageur n’a eu à s’en servir je vais être le chanceux de la journée, c’est ce qu’on appelle avoir la tête de l’emploi. Je mets mes affaires, je passe le portique, bien sur le gars veut regarder ce qu’il y a dans mon sac à dos comme si ma trousse de toilette, un disque dur multimédia ou encore des comics pouvaient être dangereux. Ah ça faisait longtemps...



1 heure trente plus tard je suis arrivé à Jersey et je vais passer la douane. La c’est le même cinéma, le gars regarde mon passeport, le passe dans la machine, le regarde à nouveau, appelle un collègue pour qu’il le regarde. Celui-ci me dit:
- Parlez-vous anglais?
- Oui.
Il continue à regarder dans mon passeport.
- Je vous assure que mon passeport est en règle ça n’est pas la première fois que je viens ici.
- Combien de temps restez-vous sur l’île?
- 4 jours.
- Ou séjournez vous?
- Dans un hôtel en ville.
- Est-ce que vous avez un moyen de prouvez cela.
- Ecoutez la dernière chose que j’ai envie de faire c’est m’installer sur votre île. Je ne suis ici que pour 4 jours.
- J’entends bien monsieur mais moi j’essaye de savoir pourquoi vous êtes la.
- Je travail pour un opérateur de téléphonie mobile.
- Ah oui? Et vous faites quoi pour lui.
- Je n’ai pas à vous le dire.
- Est-ce que vous avez un autre moyen de vous identifier monsieur.
- Non je ne conduis pas.
- Vous n’avez pas une carte de visite avec votre nom dessus.
- Mon nom est sur le passeport que vous avez entre les mains avec ma photo, je n’ai pas été embêté a l’aéroport vous n’allez pas m’embêter maintenant je suis attendu au boulot.
- Ecoutez monsieur moi je suis la pour vérifier que vous pouvez entrer sur le territoire alors faites ce que je vous demande.
- Je n’ai pas de carte de visite.
- Monsieur remplissez ce formulaire pour moi.
- Putain, quelle perte de temps!
Je vais pour remplir le formulaire.
- Pouvez-vous le remplir la bas?
Je tourne la tête, a par moi et les agents des douanes il n’y a personne.
- Il n’y a personne d’autre que nous dans la salle je ne gène personne si je reste ici.
- Monsieur allez le remplir la bas.
- Je ne dérange personne.
- Je dois parler avec mon collègue



Je vais remplir le formulaire de douane un peu plus loin et le rapporte rempli. Les deux agents se mettent à comparer ce que j’ai écrit sur le formulaire avec ce qu’il y a dans le passeport. C’est pathétique.
- J’aurais toujours besoin d’un autre moyen pour vous identifier.
- Je viens de remplir votre formulaire, à quoi sert-il alors?
- Est-ce que vous avez une carte de crédit?
- J’en ai 3 sur lesquels il y a le nom et le prénom qui se trouve sur mon passeport.
Le gars saisit mes 3 cartes ainsi que mon passeport et part avec. Je reste donc avec le premier agent qui continue de regarder le formulaire. Je sors mon téléphone pour prévenir le collègue qui m’attend.
- Est ce que vous pouvez ne pas téléphoner?
- On m’attend au travail il faut que je les prévienne.
J’explique au collègue que je suis bloqué à la douane et que je ne sais pas quand j’arriverais. Pendant que je suis au téléphone un troisième agent arrive. Il semble que j’ai beaucoup de succès.
- Est-ce que vous pouvez me donner un contact la ou vous travaillez?
Je sors mon téléphone, rappelle mon collègue et tend le téléphone a l’agent.
- Vous pouvez lui parler.
L’agent prend le téléphone mais ne se met pas à parler, il note juste le nom qui apparaît sur l’écran et le numéro de téléphone. Il semble penser qu’en moins de 2 secondes j’aurais créé un faux numéro de téléphone à Jersey avec une fausse personne au bout du fil. Je lui reprends le téléphone des mains.
- Le douanier voudrait des informations sur toi mais il ne veut pas te parler, il préfère passer par le standard pour être sur que tu existe vraiment.
- Sérieusement?
- Oui écoute, je suis désolé pour le temps perdu, je rattraperais le boulot ce soir. Je te tiens au courant quand ils me laissent partir.
- Tu veux que je passe et que je leur montre mon badge.
- Non ne t’embête pas ça n’en vaut vraiment pas la peine.
Je raccroche le téléphone et apostrophe les 2 agents.
- Vous savez ça n’est pas la première fois que je viens sur votre île et c’est bizarre je n’ai aucun problème quand j’arrive par l’aéroport mais à chaque fois que je viens sur l’île avec le ferry il y a toujours un problème avec la douane.
- Je ne sais pas quoi vous dire monsieur.
- Tu m’étonnes! Comment expliquez-vous que vos collègues n’ont pas de problème avec mon passeport à l’aéroport mais que vous en ayez? La base de données des passeports a l’aéroport n’est pas la même qu’au terminal de ferry?
- ...
- Le pire c’est que je n’aime même pas venir sur votre putain d’île.
A ce moment la le gars qui était parti avec mon passeport et mes cartes de crédit est revenu.
- Veuillez nous excusez pour la gène occasionnez monsieur vous pouvez passer.
Il me rend mon passeport et mes cartes, je les prend sans le regarder et je me casse.



J’ai failli me retourner pour lui demander son nom afin de me plaindre mais à quoi cela servirait t’il? Je pense qu’il ne faut pas laisser les gens qui n’en valent pas la peine gâcher des moments de votre vie car ça leur donne du pouvoir. En portant plainte j’aurais trainé cette histoire un bout de temps, aujourd’hui elle est derrière moi.

La suite!

mardi 6 septembre 2011

Liverpool


Il y a quelques jours je suis allé passer une journée à Liverpool la patrie des Beatles et je n’ai pas été déçu.



Liverpool se trouve a 3 heures de l’Ile de Man par le ferry. J’ai été super étonné de monter dans un ferry plein à craquer. Je ne sais pas pourquoi je m’attendais à ce que le bateau soit presque vide, le ferry est tout de même le moyen le moins cher de rejoindre l’Angleterre. Lorsque le ferry est proche d’arriver on peut observer a la droite du bateau les belles petites maisons individuelles de New Brighton, cela fait un excellent contraste avec la vue offerte par le port de Liverpool à la gauche du bateau. Le ferry s’est amarré juste a côté du « Crown Princess », je n’aurais jamais pensé qu’un bateau de croisière passait dans cette partie du monde. Une petite recherche sur internet m’a appris qu’il se trouvait à Liverpool juste avant de traverser l’atlantique pour rejoindre New-York en passant par l’Islande et le Groenland. 17 jours en mer bien froide ça doit être un bonheur, je pensais qu’il n’y avait que des croisières en mer chaude. Une fois sortie du bateau la visite a enfin pu commencer.




Je ne me suis absolument pas renseigné sur la ville avant d’y aller. J’aime arriver quelque part et découvrir le lieu a ma façon, certes je ne vais peut-être pas voir tous les endroits importants de la ville mais ma découverte sera plus au feeling. J’ai tout de même demandé dans le ferry s’ils avaient un plan de la ville mais ils n’en avaient pas. Quand on débarque du ferry on se retrouve en face d’immenses bâtiments très anciens et lorsque l’on tourne la tête vers la droite il y a une immense esplanade ou trône un bâtiment flambant neuf: c’est le musée de Liverpool. Il y avait auparavant des docks dans toute cette zone de la ville; beaucoup ont été détruits, certains ont été transformés en bars, restaurants, magasins ou hôtels. Cette zone totalement abandonnée est devenue très vivante, il y a des terrasses dans tous les coins et juste a côté on va trouver un centre commercial grand comme un quartier. Ici pas de grosse bâtisse imposante sur plusieurs étages mais plutôt des magasins sur 1 ou 2 niveaux disposés le long de très larges rues piétonnes. Je ne suis pas du tout fan de shopping ce genre d’endroit me laisse donc complètement de marbre mais je pense qu’il ferait halluciner n’importe quel shopper. Toutes les marques internationales ainsi que les locales que je ne connais pas ont leur magasin, les rues sont blindés de monde. J’ai tout de même fait l’effort d’aller dans quelques magasins pour essayer de trouver des pantalons qui me plaisent (ça n’est pas simple) et qui sont a ma taille (c’est encore moins simple). Pas facile de trouver de quoi s’habiller quand on est grand et mince, il semble que dans le monde du prêt à porter les gens mince soient petits et que les gens grand soient gros. M’attendant à ne pas trouver mon bonheur je ne me suis pas attardé et suis sortis de la zone commerciale.




C’était sympa de retrouver la ville, l’Ile de Man est une sorte de petit village pour moi. J’ai passé pas mal de temps à me balader dans les rues. Je suis tombé sur un bâtiment appelé « Grand Central » rien qu’en voyant la façade on sait qu’il ne va pas être comme les autres. En m’approchant j’ai vu que les portes étaient ouvertes, je me suis donc engouffré a l’intérieur et suis tombé sur une vraie caverne d’ali baba. Il y avait pleins de petits magasins partout: vêtements, vinyls, piercing, bijoux... Le style de ce qui était vendu n’avait rien à voir avec les produits grands publics que l’on trouvait dans la zone commercial, cela m’a rappelé que les anglais n’aiment pas s’habiller comme tout le monde. L’architecture du bâtiment allait très bien avec ce qui était vendu à l’intérieur.
Je me suis baladé dans les quartiers riches ou les maisons ont des grandes fenêtres et ou il y a souvent une plaque sur le mur, je suis passé dans les coins ou les murs cachant les terrains vagues sont couverts d’affiche de concert, j’ai fait un petit détour à Chinatown, je suis allé voir la cathédrale à l’architecture si particulière, j’ai beaucoup marché...




Je profitais pour regarder les gens passer à chaque fois que je m’arrêtais quelque part. Ça m’amuse de faire des comparaisons avec les pays que j’ai déjà visité. La première chose que j’ai remarqué c’est que les gens sont assez gros, je pourrais même dire aussi gros qu’un américain moyen. Ça n’est pas aussi flagrant à l’Ile de Man. Il y a énormément de personnes ayant les cheveux rouge, bleu, violet, un tatouage ou bien un piercing. On a presque l’impression que c’est une marque nationale pour la jeunesse. Je dis bien la jeunesse car j’ai très peu vu de personnes ayant plus de 30 ans qui avaient ce look. On était un samedi et j’ai croisé quelques bandes de gars déjà bourrés a 14h, j’imagine qu’ils ont fini la soirée la tête dans le caniveau. J’ai beaucoup ri lorsque je voyais passer ces groupes de filles qui étaient toutes habillées de là même façon à un ou deux détails prêts. Je me suis dit que ça devait être très rentable pour la marque qui les habillait.
J’ai bien sur profité de mon passage a Liverpool pour aller manger ce dont nous français sommes privés depuis 1997: un whopper. Dès que mon ventre a commencé à crier famine je me suis gentiment dirigé vers un des Burger King que j’avais vu sur ma route. Information importante: Burger King est la meilleure chaine de fast food au monde. Je me suis avalé 2 whoppers pour le déjeuner et 1 en fin de journée en attendant que le ferry arrive. Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur que j’ai ressenti lorsque j’ai mordu dans mon whopper, le dernier que j’avais mangé était en octobre dernier à Malte ça commençait à faire long. Voici d’ailleurs une bonne nouvelle pour les amateurs français de Burger King, il semble que la société ait décidé de revenir en France en 2012. L’information n’est pas confirmée a 100% mais elle sent très très bon, je m’imagine déjà en train de manger mon whopper à Paris: le bonheur! Une fois dans le ferry, le ventre bien rempli j’ai dormi comme un loir.



Après cette bonne journée je me suis retrouvé avec une bonne douleur dans la jambe gauche. C’est amusant, je peux marcher 5 heures dans les montagnes de La Réunion mais pas dans les rues de Liverpool.

La suite!

samedi 23 octobre 2010

Gozo


Il y a des moments comme ça ou l’on se retrouve dans une autre dimension. Il suffit que de simples évènements qui n’ont pas grandes importances pris individuellement se succèdent pour créer un étrange tableau.



Nous sommes allés passer le week-end à Gozo, ma femme avait réservé un hôtel a Xlendi et m'avait trouvé un centre afin que je puisse plonger le samedi et le dimanche matin. Quelques heures avant le départ j'ai appelé le centre pour récupérer leurs coordonnées, j'ai découvert à mon plus grand étonnement que le centre se trouvait à Marsalforn. Nous ne savions pas si nous allions nous déplacer en transport en commun ou louer un véhicule (voiture ou scooter), ma femme n'ayant jamais conduit à gauche (moi non plus d'ailleurs) je préférais les transports mais le fait de devoir traverser toute l'ile pour aller à Marsalforn m'obligeait à changer de stratégie. Ma femme avait pourtant bien précisé plusieurs fois a l'agence de voyage qu'elle voulait un centre de plongée a Xlendi mais il semble que c'était plus rentable pour le voyagiste de m'envoyer a Marsalforn. J’ai donc appelé un loueur de scooter sur Gozo qui se trouvait malheureusement aussi à Marsalforn, heureusement pour nous il livrait ses véhicules partout sur l'ile et nous avons convenu qu'il nous attendrait au terminal du ferry.



Après le boulot, je file a l'hôtel et de la nous attrapons le bus 645 qui va de Sliema a Cirkewwa lieu de départ du ferry. Bizarrement on ne peut pas prendre de ticket avant de monter sur le bateau, ma femme se fait expliquer que l'on paiera a l'arrivée. Une fois sur Gozo personne ne nous demande quoi que ce soit: c’est sympa le ferry gratuit! Nous récupérons le scooter et nous voila sur la route a 19h, les casques qui nous sont fournis ne sont pas intégrales du coup je conduis avec les larmes aux yeux et ai du mal à voir ou je vais. Petite pause pour mettre mes lunettes de soleil et un t-shirt manche longue pour le reste du trajet, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir plonger le lendemain parce que j’avais pris froid. Nous voila donc en route pour Xlendi, la route n'est pas en bon état et a plusieurs endroit il n'y a pas d'éclairage; c'est bien car le phare de mon scooter n'éclaire rien du tout. Pour ne pas nous aider la route est en court de réfection et il faut passer par les petites routes pas éclairées qui passent au milieu des champs. Nous arrivons finalement a destination, l'arrivée de nuit est assez sympathique on voit très peu la baie mais le front de mer est joliment éclairé. Je suis assez content de moi car sans plan j'ai réussi à nous amener à destination sans jamais oublier qu'il fallait conduire a gauche.



Aucune réservation à notre nom a l’hôtel, on récupère la réservation sur hotels.com pour prouver que la chambre a bien été payé et le tour est joué; l’hôtel ne recevra la demande de réservation que le lendemain alors qu’elle a été faite 2 jours plus tôt. Il y a une petite court intérieure dans le bâtiment et notre chambre possède une fenêtre dessus, il y a des chambres avec vue sur la rue et d’autre avec vue sur la baie. Nous avons payé le prix de la chambre avec vue sur la baie mais nous nous retrouvons dans la chambre la moins cher, en fait en réservant sur hotels.com nous avons payé notre chambre 2,5 fois plus cher.



Samedi matin, levé tôt pour être au centre de plongée à 7h45, je mangerais bien quelque chose mais le petit dej commence à 7h30. Je passe au restaurant juste avant de partir, je vois des tables pleines de bonnes choses à manger mais comme la porte du restaurant est fermée à clé je vais partir avec cette image pour me remplir le ventre. Une fois dehors je me dirige ver le scooter que je retrouve totalement couvert de merde d'oiseau, je ne l'avais pas vu hier en le garant mais il se trouve dans une zone ou le sol est couverte de chiure. Je ne savais pas que les pigeons chiaient en dormant! Après un peu de nettoyage je pars donc vers Marsalforn le ventre vide en espérant trouver un petit magasin ouvert pour acheter à manger et ne pas me tromper de direction, ca sera tout de même plus simple de se repérer à la lumière du soleil. Le problème avec les petits villages de Gozo est qu'il peut ne pas il y avoir de panneau d'indication pendant plusieurs intersections ce qui vous laisse largement le temps de vous diriger vers la mauvaise ville. Bref je roule, je reste attentif et je tourne lorsque je trouve le panneau qu'il me faut. Après quelques temps je me retrouve sur une route qui mène vers la mer, je pensais passer par Victoria mais sans indication je dois attendre d’entrer dans une ville pour savoir ou je suis. Je continue le long de cette route et finis par arriver à Marsalforn, après quelques recherches je trouve enfin le centre.



On part en camionnette une fois que le matériel est choisi, a part moi tout le monde est allemand j'essaye de vérifier si je comprends encore des choses mais ils parlent beaucoup trop vite pour moi. La camionnette nous dépose a côté du spot et il faut encore marcher un peu. On marche le long du bord de mer, on passe a côté de bac à sel et je m’arrête pour prendre quelques clichés en me dépêchant car il commence à pleuvoir et je dois remettre l'appareil photo dans son caisson étanche. S’équiper sous la pluie est un vrai bonheur, mon voisin a une combinaison sèche il a juste à rentrer dans sa combinaison pour être prêt alors que je galère encore a mettre ma combinaison. Ici pas de quai ou de descente a la mer bétonné, il faut marcher sur la pierre déchirée, se jeter a l'eau puis mettre ses palmes et son masque. La mer est chaude grâce a la pluie, une fois que tout le monde est prêt on s'immerge; nous sommes 4: le moniteur, un plongeur très confirmé, un plongeur niveau 1 et moi. Alors que nous ne sommes même pas a 3 mètres de profondeur, le niveau 1 est déjà a 5 ou 6 mètres et ne semble pas prêt de s'arrêter, le moniteur est obligé de l'attraper pour enrayer sa chute sinon je ne sais pas jusqu’ou il serait descendu. Il a du avoir bien mal aux oreilles en descendant aussi vite. Je vois des thons qui chassent, j’allume mon appareil et rien ne se passe; je l'ai mis à l’envers dans le boitier et ai oublié de le vérifier avant de me mettre à l'eau. C'est dommage, il faudra faire travailler ma mémoire pour ne pas oublier le barracuda et la pieuvre que j’ai vu. Je sors de l’eau avec 100 bars après 40 minutes, je n'ai jamais aussi bien respiré sous l'eau de ma vie. Pour sortir il faut être agile, il faut retirer ses palmes et s'aider d'une corde, si l’on est pas vigilant le courant peut nous emmener sur la roche il faut donc attendre le bon moment pour grimper. Il pleut toujours a notre sortie, j'ai bien envie de garder ma combinaison qui me tient bien chaud mais on ne monte pas dans la camionnette si on est pas en habit de ville. Sur le trajet du retour la serviette réchauffe mais je serais beaucoup mieux dans un bon bain.
La suite la semaine prochaine.

La suite!