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mardi 9 octobre 2012

Ilet Des Chicots


Ca vous dit de faire un petit voyage dans le temps?



Je suis allé à Cilaos avec des amis et nous avons passé la nuit à Ilet des Chicots. Pour y arriver il faut se taper la route extra sinueuse qui mène à la ville de Cilaos (la route aux 400 virages) puis prendre une route minuscule. Entre les lacets et les zones ou la route ne permet pas à deux voitures de se croiser il faut se garer comme on peut après avoir trouvé les rares endroits aménagés. Après avoir monté des escaliers nous nous sommes retrouvés sur un plateau surplombant la route offrant une magnifique vue sur le cirque de Cilaos ainsi que sur le piton des neiges.



A La Réunion les ilets sont de petits villages composés de très peu d’habitations dans les cirques. A l’Ilet des Chicots, il n’y a qu’une maison comprenant un petit dortoir, une cuisine et une salle à manger. Il n’y a pas d’électricité mais il y a tout de même l’eau courante, pour l’électricité le propriétaire des lieux a mis un groupe électrogène et pour l’eau courante je suppose qu’il la récupère plus haut dans une ravine. Une douche et des toilettes sont situées un peu à l’écart et il y a 3 petites chambres individuelles sur le terrain, elles sont en formes de petites tentes en bois.



On s'est retrouvé dans un magnifique petit endroit qui donne cette impression d’être totalement coupé du monde bien que la route ne soit qu’à 5 minutes. Des gens vivaient encore très simplement dans cet endroit il y a à peine 2 générations. Ils avaient des poules, des biquettes et cultivaient la terre. Dans la famille propriétaire des lieux, on est tisanier de père en fils. En dessous et au dessus du plateau, des terrasses ont été aménagées pour faire pousser des plantes diverses et variées. Les propriétaires se font un plaisir de vous faire découvrir les plantes qu’ils cultivent et vous expliquent les bienfaits de certaines ainsi que les dangers d’autres.



C’est un endroit parfait quand on a envie de se couper un peu du quotidien. Mais que ceux qui ont peur de ne pas tenir se rassure, les téléphones captent très bien.

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lundi 6 février 2012

Canyoning


De l’eau, des pierres et des paysages = la vie.



Ça fait plus d’un an que je me dis que je dois essayer le canyoning mais jusqu’a maintenant j’avais toujours utilisé le fait que je n’aime pas l’eau froide comme excuse pour ne pas en faire. L’activité a pourtant tout pour plaire: on patauge toute la journée dans un cours d’eau et pour avancer il faut faire des descentes en rappel, des sauts ou bien glisser dans des toboggans naturels. A première vue le canyoning a tout pour plaire quand on aime la nature mais comme je ne suis pas un vrai amoureux de la nature l’essai aurait pu mal se passer.



Une fois arrivé au canyon de fleurs jaunes a Cilaos, il faut s’équiper avant de se retrouver dans l’eau. On commence par mettre la combinaison intégrale de 5mm d’épaisseur, c’est exactement la même que celles que l’on met pour plonger. On passe une surcombinaison par-dessus pour protéger la combinaison en néoprène des frottements contre la pierre. On enfile ensuite un baudrier ou sont fixés les mousquetons qui serviront de sécurité pendant les descentes en rappel. La partie du baudrier qui couvre les fesses est en toile de jute histoire de bien protéger les fesses pendant les glissades dans les toboggans. On finit ensuite par l’obligatoire casque, ça serait dommage de se fracasser la tête sur une paroi. Les personnes fortes vont devoir porter les sacs dans lequel il y aura soit des cordes, soit des vêtements de rechange, soit la nourriture que l’on dévorera une fois arrivé en bas du canyon. On a franchement chaud lorsque tout l’attirail est en place mais c’est juste le temps de marcher jusqu’au début de la descente.





Voila c’est le moment de se jeter a l’eau pour commencer le canyoning. Je me suis levé a 5h du matin pour être la alors le fait de ne pas aimer l’eau froide n’a plus vraiment d’importance. On arrive dans l’eau par un très court toboggan et vraiment elle est froide mais au moins ça m’évite de perdre une heure pour rentrer dans l’eau. Après un petit briefing sur la sécurité on commence les choses sérieuses avec une petite descente en rappel de 20 mètres. Je laisse passer une ou deux personnes puis je m’avance. Le guide m’harnache correctement puis me dit que je peux y aller. Je m’assoie sur le bord de la cascade en tenant devant moi la corde qu’il m’a tendu, j’ai un peu la sensation d’être en haut d’un immeuble. Je n’ai que deux choses à faire: si j’éloigne de moi la corde, je vais descendre et bien sur plus la corde sera éloignée plus je descendrais vite; si je rapproche la corde de moi je vais ralentir puis m’arrêter. C’est d’une simplicité enfantine. Je descends donc tranquillement avec la paroi dans le dos et très vite je prends la douche, a première vue la cascade n’a pas l’air forte mais c’est une autre histoire quand on est dessous. Bien que j’aie pris mon temps je me retrouve rapidement dans le bassin et je me dis une fois arrivé que c’est vraiment super facile. Du coup je sors mon appareil photo (dans son caisson) pour commencer à prendre des clichés, je l’avais caché dans la combinaison.



Apres le premier rappel je serais presque toujours le premier à partir. Le guide me conseillera de ranger mon appareil photo pendant les rappels mais quel est l’intérêt d’avoir son appareil si ce n’est pour pas prendre des photos en plein rappel? Des le deuxième rappel j’ai demandé au guide si je pouvais descendre les pieds sur la paroi plutôt que le dos au mur; il accepte et me prévient que c’est très glissant. Me voila donc en train de descendre les pieds sur la pierre glissante essayant de ne pas perdre mon équilibre et surtout essayant de me prendre en photo en plein action. Ça n’est pas plus simple ou plus difficile, c’est juste plus amusant. L’eau tape très fort sur vos pieds et la paroi glissante ne vous aide pas à vous maintenir en équilibre mais tout le fun est la. Il faut être honnête beaucoup de mes photos sont ratées car le caisson est fait pour prendre des photos en pleine eau et non quand il y a quelques gouttes sur la partie qui protège l’objectif mais ça n’est pas grave tant que j’ai une photo pas trop pourrie de moi en plein rappel.



Le moment fort de la sortie est la descente en rappel de 55m. C’est assez impressionnant quand on se penche au bord juste avant le départ pour regarder en bas. On voit un tout petit bassin bien éloigné et on ne voit même pas toute la cascade parce qu’elle se trouve entre les pierres. Appareil photo en main je m’engage sur la paroi, cette fois je vais essayer de ne pas glisser pendant que je marcherais sur la pierre. Comme je suis concentré sur l’eau et ma stabilité je ne pense même pas à regarder en dessous de moi pour jauger a quel point la descente est longue. Je pense que j’ai gardé le sourire pendant tout le rappel. Je prenais des trombes d’eau sur la tête et je me battais pour ne pas glisser mais j’étais trop content. L’eau tapait tellement fort sur mon épaule que j’avais du mal à lever mon bras pour prendre des photos. J’aurais pu rester un bon moment dans la cascade tellement j’aimais ça mais je n’étais pas tout seul et il fallait laisser la place aux autres. Une fois arrivé en bas de la cascade on a vraiment cette impression de trop court et on ne serait pas contre le fait de remonter rapidement pour la refaire.



La balade se termine par 2 petits rappels puis vient le moment du casse croute ainsi que du séchage. On repart ensuite pour une heure de marche bien abrupte sous un soleil de plomb pour rejoindre notre point de départ. La marche n’est pas plaisante on a droit a de très beaux points de vu sur Cilaos. Tester le canyoning c’est l’adopter. Si vous êtes à La Réunion et que vous voulez essayer le canyoning envoyez un mail a Luciano il s’occupera très bien de vous.



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dimanche 11 décembre 2011

C'est Fait!


Maintenant que j'ai moins de boulot quoi de mieux que d'aller au Piton des Neiges!



On est parti de Cilaos jeudi et des le départ nous avons eu droit a une fine pluie pour nous accompagner. La randonnée vers le Piton des Neiges peut se faire en une ou deux parties: dans un cas on grimpe environ 5 heures avec un dénivelé positif de 1700 mètres, dans l'autre on grimpe environ 3 heures avec un dénivelé positif de 1100 mètres on fait une pause au gite du piton pour la nuit et on repart vers 3h du matin pour grimper les 600 mètres de dénivelé restant. Nous avons opte pour la deuxième option. Il n'y a que de la montée pendant toute la randonnée et les rares moments de plat sont très très courts. Le début de la randonnée est très agréable, on se trouve dans une foret qui est très paisible mais les marches faites dans le sol pour éviter que le sentier soit trop glissant peuvent très vite avoir raison du randonneur. Comme je ne suis pas un randonneur aguerri il me faut un peu de temps afin que mon corps se chauffe et que je sois capable de bien marcher, en général marcher sur du plat ou une légère inclinaison fait très bien l'affaire. Dans ce cas précis le fait de devoir fournir un effort permanent pour monter le long de chemin qui nous amène au col permettant de rejoindre le Piton des Neiges m'a très vite coupé les jambes. Pendant que nous marchions nous ne pouvions même pas profiter du paysage car les nuages étaient descendus dans le cirque et bloquaient la vue tout en apportant la pluie. J'ai très vite ralenti mon rythme de marche des que j'ai commencé a sentir mon cœur battre beaucoup trop fort, de même que lorsque j'avais fait du vélo sur la Route du Volcan, j'allais aller très doucement pour m'assurer d'arriver au bout.



Je ne voulais pas réaliser d'exploit juste atteindre l'objectif du jour qui était le gite du Piton des Neiges. Je marchais donc doucement derrière mes camarades en faisant des petits pas, mon poncho sur la tête et les yeux rivés sur le sol afin de ne pas me démotiver. Mes collègues avaient un très bon rythme mais pas question d'essayer de les suivre sous peine de ne pas tenir la route longtemps. Je me suis arrêté a chaque fois que j'en ai éprouvé le besoin tout en essayant de ne pas le faire trop souvent. Petit a petit nous avons monté le long du chemin qui mène au gite et sommes arrivés après 3 heures de marche, nous avons marché 8 km. Il pleuvait toujours lorsque nous sommes arrivés, nous étions trempes aussi bien par la pluie que par la sueur mais quel bonheur d'être arrivé! On se change, on se réchauffe, on mange un bon petit rougail saucisse et on se met au lit car demain on se lève a 2h30 du matin.



Je n'ai pas dormi de la nuit, je ne sais vraiment pas pourquoi. J'avais bien chaud sous mes 2 couvertures, j'en ai même retiré une pendant la nuit, je dors généralement n'importe ou mais cette fois j'ai bien eu le temps de compter les moutons et de me chanter des chansons. Du coup le réveil a 2h30 n'a pas été trop dur a l'inverse du départ dans le noir et sous la pluie pour aller au Piton des Neiges. Lampes frontales sur le front nous sommes donc parti en direction du Piton sur un chemin composé uniquement de cailloux. En général marcher sur des cailloux c'est chiant mais imaginez sous la pluie, en manque de sommeil et a la seule lumière de la lampe. J'avais peur de me tordre la cheville pendant tout le trajet, les pierres étaient glissantes et la fatigue n'aidaient pas. Comme d'habitude lorsque je fais de la randonnée et que c'est dur je me dis « je hais la randonnée mais je suis la alors autant aller jusqu'au bout » et c'est vrai je hais la randonnée mais c'est le prix a payer pour aller voir des paysages exceptionnels. Après une petite heure de marche je lève la tête et me rends compte qu'il ne pleut plus et surtout que je peux voir les étoiles. La possibilité de voir le lever du soleil au sommet sans qu'il soit caché par les nuages me mets de très bonnes humeur. Nous sommes a la moitié du trajet, je suis très fatigué mais j'y suis presque. 20 minutes plus tard nous sommes a nouveau dans les nuages c'est la déception, le sommet approche et ça serait dommage qu'il soit totalement dans les nuages. 15 minutes avant d'arriver au sommet c'est la récompense, nous sommes passés au dessus des nuages et nous allons avoir notre lever du soleil.



Nous sommes arrivés 30 minutes avant le lever du soleil. Attendre dans le vent et le froid que le soleil se lève quand on est trempé de sueur est un bonheur mais cela valait bien sur le coup. Nous avions une mer de nuage devant nous ou l'on pouvait voir le Piton de la Fournaise. Le soleil s'est levé derrière le volcan, nous l'attendions avec impatience pour nous éclairer et surtout nous réchauffer. Le bonheur après la galère, nous avons bien profité du soleil avant de redescendre vers le gite.
Voilà une chose de moins a faire a La Réunion: j'étais sur le point le plus haut de La Réunion pour voir le soleil se lever et je peux vous assurer que je ne vais pas le refaire de si tôt.

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lundi 25 avril 2011

Vigilance Orage


A La Réunion, il ne faut jamais prévoir un week-end sans avoir un plan de rechange. Le temps change vite et votre randonnée du week-end peut tomber a l’eau le vendredi juste parce que le temps va devenir orageux le temps d’une nuit.



Je devais aller faire une randonnée de deux jours avec des amis a Mafate en partant du Cirque de Cilaos. Lorsqu’il pleut beaucoup sur l’île les nuages ont tendance à s’accrocher aux montagnes et rester la quelques temps, il n’est donc pas conseillé de partir randonner sous la pluie. Au lieu de nous dépenser nous nous sommes retrouvés le samedi pour une petite bouffe en extérieur mais tout de même a l’abri du soleil. Il aurait du pleuvoir toute la journée de samedi dans les hauts comme on dit ici mais ça n’a pas été le cas. J’avais pensé à remplacer notre randonnée à Mafate par une randonnée au volcan mais avais vite abandonné l’idée. Il y a trois webcams qui pointent sur le volcan et permettent de savoir précisément quel temps il fait sans avoir à se taper des heures de route pour rien. Lorsque j’ai regardé vendredi on ne voyait que de la purée de pois mais lorsque j’ai regardé à nouveau samedi après midi le ciel était totalement dégagé. Nous aurions pu aller passer 2 jours au volcan si j’avais eu la présence d’esprit de regarder plus tôt. Pour nous consoler nous sommes allés nous poser à la plage, le soleil était bien couvert par les nuages mais la température était tout a fait agréable.



Après la journée calme et reposante du samedi il fallait faire un petit peu d’exercice, nous sommes donc allés faire un tour au Piton de la Fournaise. Le trajet jusqu’au point de vue sur le volcan n’est pas le plus agréable surtout pour la voiture mais une fois sur place on est toujours récompensé par le merveilleux spectacle. Je pourrais faire le trajet chaque semaine juste pour le plaisir de respirer le bon air et de marcher dans ce paysage tout à fait particulier. Nous avons fait un petit arrêt sur le retour à La Plaine des Sables pour faire du boomerang. Armé d’une notice des plus rudimentaires nous avons commencé à faire des essais. Il a tout d’abord fallu bien maitriser le sens du vent car pour que le boomerang revienne la position par rapport au vent est cruciale. Nous avons ensuite appris à maitriser le geste pour que l’objet ne parte ni trop haut ni trop bas. C’était la première fois que j’en faisais et j’ai adoré. Nous avions 2 boomerangs qui ont un peu souffert lors des atterrissages plus ou moins en douceur sur les cailloux ou la roche mais ils n’ont pas plus souffert que mes pauvres doigts chaque fois que j’ai essayé d’attraper le boomerang à son retour. Au final j’aurais tout de même réussi à le rattraper une fois sans me faire mal ce qui est pour moi très satisfaisant. Il va falloir que je trouve un endroit à Paris pour m’entraîner.



Nous avons fait arrêt au retour au Belvédère de Bois Court a La Plaine des Cafres; en plus d’une très belle vue sur le petit village de Grand Bassin, il y a la une magnifique horloge hydraulique qui mérite le détour. Nous avons fini notre périple par un arrêt au gouffre de L’Etang Salé, c’est un petit couloir de mer taillé dans la lave refroidi. La mer s’y engouffre avec force et fracas c’est assez impressionnant.
A La Réunion quand on ne peut pas aller quelque part on peut toujours aller ailleurs.

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