Ce dimanche je suis allé me faire une petite plongée dans les eaux de Malte et je peux vous dire que cela n’a pas été de tout repos.
J’ai trouvé un petit club de plongée a Sliema a quelques pas de mon hôtel. Jusqu'à maintenant j’ai toujours plongé dans un pays francophone et les tailles du matériel sont toujours les mêmes mais pas cette fois ci. Il a fallu que je m’adapte a ce qui était a ma disposition, c’est important car on est tellement plus a l’aise une fois sous l’eau quand tout est a notre taille. Ici pas de balade dans un bateau avec le matériel avant d’aller se jeter a l’eau, on monte dans un pickup avec les bouteilles et le reste a l’arrière et l’on part en ballade. Nous sommes allés à la Valette, une fois arrivé sur les berges au bout de la ville il faut s’équiper avant de descendre sur le quai et se jeter a l’eau. Il faut donc mettre les bottes, la combinaison et la veste de stabilisation avec la bouteille pleine d’air puis descendre les marches qui mènent au quai avec les palmes et le masque dans la main. Sous le soleil qui tape bien je peux vous dire que vous êtes pressé de descendre dans l’eau mais que vous ne mettez la veste avec la bouteille sur votre dos uniquement quand vous êtes sur que tout le monde est prêt.
Une fois a l’eau, il faut mettre le masque et les palmes et quand tout le monde est prêt on se retrouve sous l’eau. Je ne coulais pas, j’avais complètement vidé l’air dans ma veste de stabilisation et pourtant ma tête était toujours au dessus de l’eau. J’ai fait comme les plongeurs en apnée, tête en direction du sol et pieds palmés qui battent en rythme en plein air. Cela m’a permis de descendre au niveau de mes camarades de plongée mais des que j’arrêtais de palmer pour me stabiliser je remontais a la surface comme de l’huile sur de l’eau. Après 3 essais infructueux le moniteur est remonté et il m’a demandé combien de kilo j’avais pris avec moi; J’avais pris 2kg car c’est ce que je prenais lorsque je portais une combinaison intégrale à La Réunion mais l’Océan Indien n’est pas la Méditerranée. Le moniteur m’a donné sa clé et j’ai donc eu le plaisir de devoir ressortir avec tout mon équipement pour aller chercher 6kg supplémentaires dans le véhicule. J’avais trop envie de me dépêcher dans les marches mais je savais que cela m’épuiserais et me ferais consommer plus d’air sous l’eau. J’ai donc récupéré les 3 poids, les ai mis dans la poche droite de ma veste et suis redescendu sans trop me presser.
Lorsque je me suis à nouveau jeté à l’eau j’ai failli me noyer, j’avais oublié de remettre de l’air dans ma veste et j’étais maintenant beaucoup plus lourd. Quand j’ai fini de bien gonfler ma veste, je n’arrivais pas à rester sur le dos suffisamment longtemps pour pouvoir mettre facilement mes palmes et mon masque; les 3 poids pesaient tous du même coté alors que j’avais simplement mon nouveau caisson de plongée dans la poche gauche, je n’avais pas voulu mettre un poids de ce côté pour ne pas l’abimer lors de sa première sortie mais j’ai vite changé d’avis. J’ai enfin pu finir de m’équiper des que le poids a été rééquilibré et cette fois ci je me suis immergé sans difficulté. La prochaine fois je plonge en shorty et avec 4kg comme ca je suis sur de couler comme une pierre.
C’est la première fois que je viens à Malte et j’en suis bien content. J’aime bien ces endroits qui sentent bon la vielle pierre et le soleil. A première vue je vais avoir pas mal de travail ici mais heureusement les week-ends sont la pour partir a la découverte.
Pour bien commencer mon séjour je me suis réveillé mercredi matin avec plus de 75 boutons sur les bras et le torse (ma femme les a compté). Je me suis tout de suite dit que j’avais été piqué pendant la soirée précédente et que les moustiques n’avaient pas été dérangés par le produit antimoustique que j’avais mis sur le corps. Ma femme a plus tard remarqué des traces de sang sur mon drap et a trouvé en cherchant dans son lit une petite bête qui était pleine de sang. Ça vous donne bien envie quand vous restez dans un hôtel et que vous vous faites piquer par je ne sais quelle puce pendant la nuit! Ça n’est pas la première fois que les draps de mon hôtel cachent des puces mais c’est la première fois que je suis autant piqué! Nous avons changé de chambre et cette nuit je n’ai pas été piqué une seule fois, en même temps je vais avoir du mal à voir la différence. Qui veut venir a Malte?
Il nous aura fallu trois voyages à La Réunion pour enfin voir le Piton de la Fournaise. Ça n’est vraiment pas pour rien que le volcan est l’endroit le plus touristique de l’île, toute la zone est vraiment magnifique.
Il faut savoir que le volcan se mérite, nous avons du nous lever a 4h30 pour retrouver des amis afin d’arriver sur place le plus tôt possible. Ceux qui n’aiment pas se lever tôt peuvent respirer, il n’est pas obligatoire de se lever avec les poules pour aller voir le volcan mais le temps varie très rapidement et les nuages descendent très vite sur la zone. De plus, plus vous arrivez tard plus il y a de monde sur le trajet qui mène jusqu’au sommet, vous pouvez penser que ça n’est pas très important mais l’expérience n’est pas la même lorsque tout est calme au sommet.
Avant d’arriver au Pas de Bellecombe pour commencer la randonnée vous aller passer par la Plaine des Sables. Je dois dire que cette plaine est vraiment hors du commun, je pourrais dire que l’on se trouve sur la lune mais je n’y suis jamais allé. Je peux en tout cas dire que c’est le paysage le plus étonnant que j’ai jamais vu de ma vie, a première vue on a l’impression que le sol est totalement sombre mais en regardant bien et avec l’aide du soleil on pourra voir apparaître ici et la des reflets rouge-orangé. Cette plaine mérite à elle même une petite randonnée pour bien en apprécier les beautés.
J’aime bien le fait qu’il faille se taper 2 heures de route pour savoir si l’on pourra ou non faire la randonnée. Une fois arrivé au Pas de Bellecombe nous avons pu voir que toute la partie de l’enclos (la plaine qui mène au volcan) était couverte par les nuages mais pas le volcan. C’est assez amusant de commencer à marcher dans les nuages et les voir se retirer au fur et a mesure que l’on avance. Attention ne vous attendez pas à trouver un beau petit sentier, n’oubliez pas qu’une fois que vous êtes descendu dans l’enclos vous marchez sur de la roche volcanique refroidie; vous allez donc suivre les petites marques de peinture blanche qui sont au sol pour arriver a votre destination.
Les choses sérieuses vont commencer lorsque vous aller débuter l’ascension du Piton, la roche volcanique dure de l’enclos fait place a de la roche très friable qui vous donnera l’impression de marcher dans du sable puis vous vous retrouver a marcher sur de la roche très coupantes alors attention a ne pas glisser. La montée n’est pas trop dure mais il faut toujours regarder ou l’on met ses pieds. Tout le trajet offre des paysages uniques: on croise ici et la de la verdure, on observe le mouvement des nuages, on passe à côté de cratères secondaires... Lorsque vous arrivez au cratère c’est la récompense, je pense qu’il n’y a rien à dire la photo parle d’elle même. Vous êtes a 2450 mètres de hauteur, il fait froid mais vous êtes tellement content d’être la que ça ne vous dérange pas. Le pique nique que nous avons pris sur place était le meilleur pique nique que j’ai jamais mangé.
Pas la peine de vous dire que le retour est plus facile mais cela n’empêche pas les genoux de beaucoup travailler. Pour bien finir, il faudra remonter tous les escaliers qui vous ont permis de descendre dans l’enclos a partir du Pas de Bellecombe, vous verrez c’est vraiment du bonheur. En ce moment la pression monte dans le volcan et une éruption est à prévoir, j’aurais adoré que cela arrive pendant notre randonnée histoire de faire de belles photos.